L’événement Octobre Rose, organisé par l’association Cancer du Sein, Parlons-en !, a pour vocation d’informer sur le dépistage précoce et la lutte contre le cancer du sein en France.
Cette campagne d’information, qui réunit chercheurs, médecins, partenaires, associations, instituts et particuliers, vit aujourd’hui ses 25 ans de lutte.

#RubanRose25

Le cancer du sein : oser en parler

Il est particulièrement nécessaire de parler de ce cancer dans la mesure où il concerne une femme sur huit, soit le cancer le plus fréquent chez la femme.
Le mois d’octobre est donc le moment de faire une piqûre de rappel sur les informations disponibles au sujet du cancer du sein, de faire un bilan des dernières avancées médicales et de réunir des financements pour faire avancer la recherche sur le cancer.

Oser en parler veut dire que l’on doit aussi se renseigner auprès de ses proches sur les antécédents familiaux. En cas d’antécédents familiaux de cancer du sein, vous avez alors deux fois plus de risque d’en développer un à votre tour.

Cela ne signifie en aucun cas que vous devez vivre dans la peur, mais être mieux suivie.

Le cancer du sein : les signes nécessitant une consultation

Un cancer du sein diagnostiqué au stade précoce (moins de 1 cm de diamètre et absence d’envahissement ganglionnaire), peut être guéri dans 9 cas sur 10. Donc plus le dépistage du cancer a lieu tôt, plus les chances de guérison totale sont élevées.

En cas d’apparition de grosseur au sein ou à l’aisselle, changement de forme, de taille, en cas d’écoulement par le mamelon ou de changement d’aspect de votre peau, consultez votre médecin. Il peut s’agir de signes nécessitant un avis médical.

Enfin, bien qu’une mammographie soit programmée tous les 2 ans à partir de 50 ans, vous devez être suivie par un gynécologue régulièrement. Ce sont ces habitudes qui permettent aujourd’hui de dépister le cancer à temps et sauver des vies.

L’autopalpation ne signifie pas « autodiagnostic »

Il est aussi recommandé de pratiquer tous les mois une palpation de vos seins afin de vérifier s’il n’y a pas de grosseurs (un simple kyste bénin dans la plupart des cas) ou de zone douloureuse.
Cependant, l’autopalpation ne remplace en aucun cas la consultation et l’avis d’un gynécologue.

La première recommandation est donc de toujours consulter votre médecin ou gynécologue en cas de doute. Une mammographie et un prélèvement pour analyse pourront être demandés, mais sachez que 80 % des grosseurs examinées sont bénignes.

Pour aller plus loin, nous vous donnons rendez-vous lors de la conférence-débat Intérêt des dépistages systématiques du cancer du sein, de la prostate et colorectal qui se déroulera pendant le salon Santé pour tous qui aura lieu du 9 au 11 mars 2018.