Aujourd’hui, on sait tous que la pollution atmosphérique, tellement élevée de nos jours, a un impact sur notre santé. Selon L’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, cette pollution abusive de l’air par l’Homme et ses activités, est la cause plus de 5,5 millions de décès prématurés à travers le globe. Ce qui représente environ 5% du taux de décès annuel mondial.

Troubles vasculaires, maladies respiratoires chez les personnes les plus fragiles, comme les femmes enceintes, enfants et nouveau-nés et les personnes âgées. Évidemment, ces effets et conséquences sont liés à plusieurs paramètres. Par exemple, le fait de vivre dans un axe à forte fréquentation et circulation, ou à proximité, jouera un plus grand rôle qu’a l’inverse. En France, c’est 48 000 décès qui sont liés à la pollution de notre atmosphère. Plusieurs études font aujourd’hui le lien entre environnement et santé, qui provoque l’aggravation des maladies cardio-respiratoires. Les habitants des villes avec un important trafic sont les plus exposés. Toujours selon l’OMS, c’est dans les villes des pays les plus industrialisés qu’un niveau de pollution élevé est remarqué. La mortalité dépasse de 15 à 20% celle présente dans les autres villes où l’air est plus propre.

Très peu de temps, beaucoup d’impact

Une étude londonienne, exposée récemment dans The Lancet, qui consiste à comparer l’état cardio-respiratoire d’adultes en bonne santé, dit sujet sain, de plus de soixante ans, et qui effectue deux heures de marche, soit à Oxford Street (quartier fortement pollué), soit a Hyde Park (qui lui, est un quartier à faible taux de pollution). Cette expérience a montré que, seulement deux heures de marche dans un quartier fortement pollué suffisent pour que l’état cardio-respiratoire soit modifié. Les effets les plus tenaces restent jusqu’à 26 heures dans l’organisme après exposition.

Les particules fines responsables

Même si la plupart de ces particules fines sont dues à l’activité humaine, notamment à cause du trafic routier, des transports maritimes et ferroviaires ou encore du chauffage au bois, elles peuvent aussi découler de phénomènes naturels, tels que les feux naturels, les cendres volcaniques, le sable (notamment celui du désert du Sahara) ou les sels. Ce sont les particules fines qui provoquent ces accidents, ce sont des composés solides qui flottent dans l’air. Elles sont notamment dues à la combustion des moteurs ou les évacuations industrielles.

Plus elles sont fines, plus leurs impacts et leur dangerosité s’accroissent

En se déposant assez profondément dans notre appareil respiratoire et en passant dans notre sang, ces particules fines présentes en suspension dans l’air véhiculent avec elles toute sorte d’éléments, tels que les métaux lourds, hydrocarbures ou encore allergènes. Elles peuvent aussi endommager les poumons ainsi que de nombreux organes comme le cerveau, le cœur, les organes génitaux ou encore le système vasculaire. Leur évacuation de notre organisme peut prendre du temps.